L’impact de la toxicomanie au Québec : étude de la firme conseil SECOR
22-juil.-2011Selon une étude récente de la firme conseil internationale SECOR, intitulée Les besoins et l’importance des traitements de la dépendance aux drogues illicites au Québec, le problème de la toxicomanie au Québec coûte très cher à la province, en termes de soins de santé, application de la loi, prévention et recherche, pertes de productivité et autres coûts directs. En 2002, selon l’étude, les coûts de l’usage de drogues illicites représentaient plus de 1,6 milliard de dollars pour la province.
Dans un sondage Léger Marketing publié en automne dernier, cette réalité n’échappe pas aux Québécois qui ont l’impression que les problèmes de drogues au Québec sont plus fréquents qu’ils ne l’étaient il y a dix ans.
En fait, l’étude de SECOR démontre que l’usage de drogues illicites est en décroissance au Québec, mais qu’il est parmi les plus hauts au Canada. Par exemple, plusieurs drogues illicites, telles la cocaïne/crack et les amphétamines, sont consommées davantage au Québec qu’au Canada. Par ailleurs, cette décroissance est largement compensée par l’augmentation de l’usage des drogues licites, qui elles posent de nouveaux problèmes à la société.
L’étude souligne aussi le grand nombre de jeunes au secondaire qui auraient besoin d’aide, alors que peu sont recommandés aux services de réadaptation en toxicomanie, chaque année.
Portage est reconnu comme ayant la plus grande capacité d’accueil pour les toxicomanes au Québec. Cependant, la structure des coûts est lourde et excède les revenus pour la plupart des programmes.
Portage est reconnaissant à SECOR pour la réalisation de cette étude. Ces données sur l’impact de la toxicomanie sur la société du Québec démontrent la nécessité des programmes de réadaptation et souligne l’importance de l’implication financière du gouvernement du Québec.